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Capitaine Hornblower

Horatio Hornblower

http://www.cap-horn.be/portrait_f_hornblower.php | 21-09-2017 03:27 | © 1999- N. Grigorellis

Admiral Lord Viscount Horatio Hornblower of Smallbridge (1776-1857)



Horatio Hornblower est né en 1776 à Worth, en Angleterre, fils unique du pharmacien Jacob Hornblower et de Margaret Rawson. A l'école, où il avait de brillants résultats en mathématique, il apprit également à parler couramment le français. Sa mère décéda en 1782 et son père en 1793. C'est un oncle qui le fit entrer dans la Royal Navy à l'âge de 17 ans.

Il entama donc sa carrière navale en 1794 à Spithead en embarquant sur le H.M.S. Justinian en tant qu'aspirant. Les débuts furent difficiles pour ce jeune homme inexpérimenté et sujet au mal de mer. Le Justinian resta ancré pendant des mois à Spithead où Horatio apprit les premiers rudiments de la vie à bord.

Il fut ensuite transféré sur le H.M.S. Modeste et eut la chance d'enfin prendre la mer à bord de la frégate H.M.S. Arethusa (38), commandée par le célèbre Sir Edward Pellew. La chance tournait enfin en sa faveur. On confia à Pellew le H.M.S. Indefatigable (64) à bord duquel Hornblower l'accompagna en juin 1795 et de nouveau en 1796.

La même année, l'Espagne prit parti pour la France et l'Angleterre se retrouva en guerre contre ces deux pays à la fois. Au début de 1797, on donna l'ordre à Hornblower de conduire à Portsmouth un sloop français capturé mais il se retrouva pris dans une nappe de brouillard et, quand celle-ci se dissipa, il naviguait au beau milieu de la flotte espagnole ! Il fut capturé et envoyé pendant près de deux ans au Ferrol en tant que prisonnier de guerre. C'est à ce moment que lui parvint sa promotion au grade de lieutenant qui lui permit de profiter des privilèges qu'on accordait alors aux officiers en détention. Il apprit l'espagnol en prison. Sa libération intervint après qu'il eût participé au sauvetage de l'équipage d'un navire espagnol en perdition alors qu'il bénéficiait lui-même à ce moment d'une sortie sur parole.

C'est en tant que cinquième lieutenant qu'il prit place à bord du Renown qui partait pour les Caraïbes sous les ordres du capitaine Sawyer. A Kingston, l'Amirauté lui remit le Retribution avec ordre de le ramener en Angleterre (1801).

Le jour où il arriva à Plymouth, la paix avec la France était signée. La guerre était donc terminée et les opportunités de travail et de promotion réduites à néant.

Hornblower logea à Portsmouth chez Mme Mason. Après plusieurs mois, il se retrouva presque sans le sou. Heureusement pour lui, la guerre reprit en 1803 et il fut rappelé pour prendre la mer. Juste avant de partir, il épousa Maria Mason, la fille de sa logeuse, pour un motif qui n'est pas encore tout à fait clair. Peut-être parce qu'elle s'était montrée bonne à son égard pendant qu'il était en difficulté... En tous cas, elle manquait plutôt de beauté ainsi que d'éducation.

Horatio devint commandant du Hotspur et fut plus tard placé sur le Princess pour prendre la route du retour. En chemin, il fut pris par des corsaires mais parvint finalement à Portsmouth.

On lui confia alors une mission d'agent secret puis le commandement de l'Atropos et, en 1807, il fut nommé capitaine de la Lydia (36). C'est à son bord qu'il voyagea vers le Panama où il prit à son bord Lady Barbara Wellesley, soeur de Lord Wellington, avec ordre de la ramener en Angleterre. Cette rencontre est importante.

Maria donna la vie à deux enfants, Horatio jr. et Maria, qui périrent de la petite vérole. Lady Barbara épousa le contre-amiral Sir Leighton à qui elle était promise. Hornblower revint en Angleterre, espérant toujours la reconnaissance, la promotion et la célébrité...

En 1810, il devint capitaine du Sutherland (74), navire construit en Hollande (De Eendracht) qui avait été capturé par les Anglais en 1797. Il fut affecté au convoi commandé par Leighton. Leighton tomba lors de la bataille de Rosas et Hornblower, son serviteur et son premier lieutenant (blessé à la jambe) furent pris par les Français. Quand la nouvelle de leur capture parvint à Paris, l'ordre fut donné de les y conduire : Hornblower devait passer en jugement comme espion (condamné à mort) et non comme prisonnier de guerre. En cours de route, Hornblower parvint à s'échapper avec ses deux compagnons. Après avoir retrouvé les débris de l'embarcation qui avait servi à leur fuite, les Français en ont conclu qu'ils avaient péri noyés dans la Loire (nouvelle qui finit par parvenir aux oreilles de Maria et de Lady Barbara).

En réalité, ils atteignirent un château perdu dans la forêt où un noble français vivait retiré. Ils y restèrent plusieurs mois, jusqu'à ce que le lieutenant Bush soit suffisamment rétabli. La demoiselle du château leur confectionnna trois habits de douaniers. C'est ainsi vêtus qu'ils se dirigèrent vers la côte, mettant à profit les bonnes connaissance en français de Hornblower. Leur projet était de voler une petite embarcation et de ramer en direction de l'Angleterre mais le lieutenant aperçut un cotre de 10 canons, le Witch of Endor, que les Français avaient pris aux Anglais un an auparavant. Ils maîtrisèrent les trois gardes et embarquèrent également 10 autres prisonniers qui travaillaient à proximité. Ils firent voile et rejoignirent la flotte de la Manche dans le courant de la nuit. Hornblower fit son rapport à bord du H.M.S. Victory.

Le 6 juin, Hornblower arriva à Portsmouth où il apprit que son épouse avait trouvé la mort en mettant au monde un fils, baptisé Richard, actuellement pris en charge par Lady Barbara. Il prit aussi conscience de sa célébrité en Angleterre.

On lui versa sa part de prise pour le Witch of Endor. Il fut promu Sir Horatio Hornblower KB, alla voir son nouveau fils, acheta le manoir de Smallbridge et épousa Lady Barbara Wellesley.

En 1813, faisant usage de la nouvelle influence qu'il avait acquise en épousant une Wellesley, il embarqua sur le Northumberland (74) et hissa son pavillon de commodore. Mais il y avait peu de travail lors de cette période de paix qui succéda à la bataille d'Alger.

C'est en 1820 qu'il fut de nouveau commisionné. Il avait mis à profit la période intermédiaire pour s'occuper de son fils et étudier les possibilités de la navigation à vapeur pour les remorqueurs mais également pour les navires de combat. Il prouva qu'il était non seulement un excellent officier, mais également un mathématicien habile et doué d'un véritable talent technique.

En 1821, Hornblower devint contre-amiral posté aux Antilles. En 1824, il retourna en Angleterre où il devint vice-amiral. En 1825, il fit sa première allocution à la Chambre des Lords à propos de la propulsion à vapeur. En tant qu'amiral, il occupa le poste de gouverneur à Malte jusqu'en 1831.

Il se retira du service actif en 1835. Il fut promu amiral en titre en 1843 et amiral de la flotte en 1847.

Après cela, il se rendit utile en promotionnant les navires à vapeur et devint directeur de la Peninsular Steam Navigation Company pour le compte de laquelle il se rendit à Hong Kong.

Il revint en Angleterre à l'âge de 68 ans et ne reprit plus la mer ensuite. Il passa ses dernières années au manoir de Smallbridge, entouré de sa femme Barbara, de son fils Richard, de sa belle-fille et de ses petits-enfants. Hornblower mourut paisiblement à l'âge de 80 ans, le 12 janvier 1857.


C.S. Forester a écrit 11 livres sur le capitaine Hornblower. Un film fut réalisé en 1951, mettant en scène Gregory Peck dans le rôle de Hornblower. Ces dernières années on a créé plusieurs téléfilms où Ioan Gruffudd a repris le rôle principal.
La biographie ci-dessus est tirée des 11 livres eux-mêmes mais certains détails supplémentaires proviennent du livre "The Life and Time of Horatio Hornblower" de C. Northcote Parkinson [Penguin, 1970]