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Frégate après la bataille

La frégate

http://www.cap-horn.be/marine_fregate.php | 22-11-2017 04:51 | © 1999- N. Grigorellis

La frégate était le type de navire le plus enchanteur de la marine. Elle était assez grande pour transporter une puissance de feu significative mais également assez rapide pour échapper à des ennemis plus puissants. Il semble qu'elle ait été conçue pour être assez indépendante, alors que les vaisseaux de ligne opéraient généralement en grandes flottes au large des bases navales ennemies. La frégate menait souvent des combats seule à seule contre une frégate ennemie, combats que la presse et le public suivaient avidement. Des capitaines de frégates victorieuses tels Cochrane et Brooks atteignirent une grande célébrité et certains devinrent très riches en parts de prises.

La frégate était bâtie avec un pont inférieur non armé, de telle façon que ses canons soient bien au-dessus de la ligne de flottaison. Cela signifie qu'elle pouvait gîter considérablement et porter de la toile par vent fort et par mer agitée, et cela implique également qu'elle pouvait utiliser ses canons par mauvais temps alors qu'un deux ponts n'aurait pu ouvrir ses sabords inférieurs. Elle était moins chère qu'un vaisseau de ligne (en 1789, une frégate de 38 canons coûtait 20.830 livres britanniques et un vaisseau à 74 canons coûtait 43.820 livres). On pouvait donc en construire plus pour une somme donnée. La frégate était utilisée pour escorter des convois, attaquer des navires de commerce et pour patrouiller. Elle représentait la force de reconnaissance la plus importante pour la flotte de combat.

On attendait de la frégate qu'elle puisse prendre une frégate ennemie même si la puissance de feu de celle-ci était supérieure, telles les frégates françaises et américaines. On n'espérait bien entendu pas qu'elle prenne un vaisseau de ligne car la différence de puissance de feu était bien trop grande : un 38 canons avait une bordée de moitié inférieure à un 64 canons, de deux cinquièmes d'un 74 canons, et les boiseries de la coque étaient bien plus faibles. Par convention, les navires de ligne en cours de combat n'ouvraient pas le feu sur les frégates ennemies à moins d'être provoqués. Dans d'autres circonstances, la frégate aurait utilisé sa vitesse supérieure pour s'échapper.

Dans des conditions idéales, il y avait peu de différence de vitesse entre un 74 canons et une frégate. Les deux types de navires ont enregistré occasionnellement des vitesses de 14 noeuds. Une telle vitesse était toutefois rare pour un navire de ligne. Elle ne pouvait être atteinte que par des vaisseaux particulièrement bien conçus et bien entretenus, menés par des capitaines audacieux, et dans des conditions de mer et de vent idéales. Une frégate pouvait mieux maintenir sa vitesse par vents faibles qu'un deux ponts, garder un cap légèrement meilleur par vent contraire, laisser ses sabords ouverts plus longtemps et opérer avec un équipage plus réduit. Pour toutes ces raisons, la frégate était le meilleur navire à usages multiples de la guerre.